Une thérapie: pour qui, pour quoi, comment?

J’ai suivi une formation de Psychopraticienne: le psychopraticien est un professionnel de l’accompagnement thérapeutique.

Je suis spécialisée en pratique de somato thérapie (ou thérapie psycho corporelle) et sophro-relaxo thérapie, dans une orientation humaniste et transpersonnelle, et une dynamique intégrative.

 

Concrètement: je propose un travail avec la psyché (Psycho) + un travail avec le corps (Somato). Le corps à donc une place fondamentale, c’est à travers lui que nous existons, c’est dans sa chair que nous souffrons, et c’est par lui que nous guérissons. 

La sophro et relaxo thérapie utilisent la sophrologie et la relaxologie (l’état de relaxation, la puissance de la respiration, le potentiel de la visualisation et la qualité méditative …) dans une perspective d’accompagnement thérapeutique.

Pour s’y retrouver:  recadrage rapide des différents « psys » (en bas de page)

Le mot « psychothérapie », littéralement « soin des âmes », est apparu il y un siècle et demi, même s’il est d’usage d’affirmer qu’il remonte à la nuit des temps…

Qu’est-ce qu’un accompagnement thérapeutique?

Il est la co-création sensible de l’alliance thérapeute-client, permettant de prendre conscience des difficultés corporelles, mentales, émotionnelles, comportementales ou relationnelles du client, et de travailler dessus afin de laisser émerger de nouveaux possibles. Ceci dans le respect des besoins et du rythme du client, un cadre sécurisant (règle de confidentialité, engagement mutuel), un contexte professionnel clair, éthique et défini en ce sens. 

La thérapie individuelle apporte au client les bases pour se comprendre, identifier ses besoins et les satisfaire. Et ainsi cheminer vers une libération de l’être, pour se sentir pleinement vivant, dessiner une vie qui lui ressemble. Elle permet de s’orienter également vers un travail de groupe (en même temps que le suivi individuel ou après), dont je vous conseille l’expérience, pour sa puissance et son impact.

Pour qui

Il est ouvert à toutes personnes ayant le désir de mieux se comprendre, la volonté de dépasser une difficulté, ou tout simplement de prendre soin de soi, déployer son potentiel et sa force de vie (pas besoin d’aller mal pour faire une psychothérapie). Cependant, un élément trop douloureux sera souvent l’élément déclencheur pour entreprendre cette démarche. Il arrive qu’il soit suivi d’un élargissement de l’horizon de travail, pour aller à la rencontre d’autres problématiques sous-jacentes, ou garder un rendez-vous régulier avec soi même.

Pour quoi

Nous sommes tous le fruit de notre histoire biologique, commençant dès notre conception, suivie de notre développement intra-utérin, notre naissance, notre arrivée au monde, notre petite enfance, enfance, adolescence, les différents âges adultes.  Nous sommes aussi le fruit d’un héritage familial, transgénérationnel, d’un projet parental, d’une hérédité, d’un contexte familial, scolaire, culturel.

Toutes ces étapes et cet environnement ont pu contenir des éléments positifs favorables à notre construction, mais aussi des difficultés, traumatismes, manques, entraves…et générer des complexes, schémas négatifs, situations non résolues, croyances limitantes sur nous même, les autres, la vie…qui peuvent participer à ce qui pose pose problème aujourd’hui:

Mouvement de vie bloqué, figé par la peur, la routine, le désespoir.

Emotions difficiles à contacter, exprimer ou réguler.

Stress, anxiété, angoisse, mal-être.

Manque de sens, dépression, épuisement, burn-out.

Difficultés à définir ses besoins, à s’affirmer, à prendre sa place.

Honte, culpabilité, maltraitances, négligences, carences affectives.

Impossibilité de dessiner un futur en lien avec ses aspirations profondes.

Difficulté à dessiner une existence qui vous ressemble.

Soucis d’addiction, troubles du comportement (alimentaires et autres).

Difficultés sexuelles, difficulté dans le couple.

Manque d’estime et de confiance en soi, scénarios d’échecs, schémas répétitifs.

Problématiques relationnelles, familiale, amicale.

Problématique professionnelle, manque d’horizons, de motivation.

Passages de vie, deuils, ruptures.

Crise existentielle, crise du milieu de vie.

Prise de conscience, changement de paradigme, crise d’émergence spirituelle.

Difficultés à accéder à son identité profonde.

le travail thérapeutique: comment

RELATION, ECOUTE, CLARIFICATION:

J’accorde une grande importance à la relation. Je suis présente avec tout ce que je suis, dans une intéraction sincère. C’est une rencontre entre moi et vous, un échange fécond, une co-construction ou chacun s’engage de tout son coeur à être pleinement actif. Je parle de mes ressentis et de ce que j’observe si cela est utile au processus. D’où l’intérêt primordial de me connaître suffisamment par le biais d’une psychothérapie personnelle approfondie et soutenue, pour ne pas « mélanger » ce qui m’appartient et ce qui vous appartient (La supervision professionnelle aide également à cela).

Je mets à votre service une réelle présence d’écoute, un temps de partage et de questionnement: cet espace est essentiel pour vous déposer, faire le tri, alléger ce que vous portez, vous sentir entendu, vous entendre vous même, poser un nouveau regard et accéder à certaines réponses (peut-être déjà présentes de façon latente) ou cerner les vraies questions. 

ACCOMPAGNEMENT:

La notion d’Accompagnement spécifie un espace de clarification de vos fonctionnements personnel sur tous les plans, et tout particulièrement le plan existentiel: le sens global que vous accordez à votre vie. Cette dimension permet de mesurer l’impact de votre histoire sur votre vie actuelle. Il n’est pas toujours nécessaire ou possible de remonter à la source d’une problématique, de trouver l’origine des origines de nos maux, mais il est important, à l’image d’une grosse pelote de laine, de dénouer les éléments qui en sont issus afin de voir plus clairement ce qui est encore actif et tente de se résoudre au travers de certains vécus. La notion d’accompagnement implique aussi de vivre des expériences nouvelles et réparatrices, libératrices, restructurantes, facilitantes – d’accueillir de nouvelles compréhensions, perceptions, de renouer avec certaines parties de soi, d’en laisser d’autres s’épanouir.

J’accorde une grande valeur à l’instant présent: nourrie de ma pratique quotidienne de Yoga et de méditation depuis 15 ans, je reste dans la vigilance tranquille de ce qui se joue instant après instant, et je l’utilise, car c’est dans le présent que nous existons véritablement, et c’est dans ce même espace qu’il peut y avoir réparation. 

DYNAMIQUE INTEGRATIVE:

Un travail intégratif n’utilise pas la même approche pour tout le monde. Chaque personne est unique, ainsi que son histoire, ses problèmes, ses besoins, selon la phase de vie où elle se trouve. Chaque approche thérapeutique sera plus ou moins opérante selon les problématiques et les individus. C’est pourquoi une thérapie incluant plusieurs courants et outils (multiréférentielle) est la plus adaptée et respectueuse de la spécificité de chacun. Je vous accueille avec mes connaissances théoriques et mes différentes grilles de lectures, mais je ne vous range pas dans une case, je n’interprète pas, je ne sais pas mieux que vous qui vous êtes et ce dont vous avez besoin. J’adapte mes propositions en fonction de vous.

L’échange verbal a sa place dans chaque séance, et peut – ou non – être complété d’un outil de travail adapté à la problématique rencontrée. Si oui, je mets à votre disposition ces outils (exercices, jeux de rôles, respirations, mouvement,  émotions, visualisations etc…) à tester pour ce qu’ils peuvent vous apporter, dans une grande fluidité et liberté d’expérimentation. Je vous invite – et vous aide – à découvrir par vous même votre chemin, à rechercher le sens de vos expériences de vie, à re-découvrir vos potentiels, à vous mettre en mouvement pour marquer le monde de votre empreinte, dans une logique d’autonomie et de croissance retrouvée.

LA PLACE DU CORPS

Nous vivons dans un corps depuis le tout début de notre vie. Il est le véhicule par lequel nous expérimentons le monde. Il est l’enveloppe de l’être, la condition de notre vie humaine sur terre. Selon la manière dont nous interagissons avec ce corps, il peut participer pleinement à une élévation de conscience, ou bien servir les desseins d’un « moi » limité qui se borne aux apparences.

La place du corps et de l’énergie en psychothérapie se révèle essentielle pour assouplir la « cuirasse corporelle » qui s’est construite au cours des événements de la vie: cette cuirasse caractérielle et ses maux associés: tensions, douleurs, blocages..; sont très en lien avec notre développement psycho affectif. La dimension de la circulation énergétique est également prise en compte. Ce processus permet un dénouement de nos blocages et une compréhension de son histoire de vie.

LA PLACE DES EMOTIONS

Les émotions déterminent notre manière de percevoir les événements de notre vie et d’y réagir. La relation que nous entretenons avec nos émotions fait que nous les accueillons, les refusons ou y devenons addicts. Le refus de l’émotion (dissociation, refoulement) est souvent adopté pour traverser des situations difficiles: nous retenons alors les impulsions et mouvements de notre corps, les muscles en lien avec les émotions refoulées se contractent, nous bloquons notre respiration. Lorsque ces situations se répètent, les tensions deviennent chroniques et se cristallisent. L’espace thérapeutique remet du mouvement là où c’était figé, permet la libération de l’émotion retenue, et l’apprentissage d’un nouveau rapport à l’émotion: comment dialoguer, chevaucher, surfer avec elle.

Mon orientation thérapeutique

Je m’inscris dans la lignée de:

> la psychologie humaniste :

Née dans les années 40, considérée comme la 3ème vague en psychologie, elle est fondée sur une vision positive de l’être humain (responsabilité, liberté, authenticité), une vision holistique  qui le prend en compte dans toutes ses dimensions, et vise une recherche de croissance individuelle. L’homme a tout ce qu’il faut en lui pour se réaliser et le thérapeute à confiance dans ses capacités (la Gestalt thérapie, à titre d’exemple, est issue de cette mouvance). 

> la psychologie transpersonnelle :

frt - Copie

Née dans les années 70, considérée comme la 4ème vague en psychologie, elle est née de la rencontre entre plusieurs thérapeutes dont A.Maslow, S.Grof. Elle intègre aux découvertes des psychologies précédentes les données philosophiques et pratiques des grandes traditions spirituelles, avec comme intérêts la conscience de son être profond, la dimension sacrée de l’homme.

Elle donne une importance particulière aux états modifiés de conscience : ces derniers donnent lieux à des explorations très vastes pouvant dépasser le stade de l’existence que nous connaissons: conscience aigüe de son être profond, connexion avec l’univers, notion du sublime. Elle considère ces états comme non seulement sains, mais permettant aussi l’actualisation des besoins supérieurs de l’homme. Comme son nom l’indique, « trans-personnel » concerne ce qui existe au-delà de la personnalité (« petit moi »), de son conditionnement et de son monde.

Cette psychologie a pour objectif la pleine réalisation du potentiel humain: elle se préoccupe des perturbations résultant de l’enfermement des potentiels prétendument illimités de la conscience dans les structures limitées de l’égo. Il ne s’agit nullement de nier l’égo mais, comme le dit Bernadette Blin,  « de le guérir pour révéler l’être ».

Quel est l’impact de l’ouverture spirituelle du thérapeute?

Le transpersonnel n’est donc pas une méthode mais une conception de l’être humain et du monde qui l’entoure. Les thérapeutes qui partagent cette conception peuvent pratiquer une approche classique et simplement permettre à la dimension spirituelle d’occuper l’espace qui lui est dû –  ou bien il peuvent provoquer et accompagner chez ses clients ces états non ordinaires de conscience (peak experiences de Maslow).

Il est important de préciser qu’il n’y a aucun enseignement spirituel de quelque sorte que ce soit, l’accompagnement reste phénoménologique (étude du phénomène), chacun étant libre de ses croyances (prise en compte de chaque personne dans son unicité).

 

Le thérapeute transpersonnel  voit l’existence humaine comme un (apparent) paradoxe: une forme finie (un corps, un ensemble de traits psychiques, une incarnation dans la matière) et une âme infinie (au delà du temps et de l’espace de cette vie terrestre). Il porte un regard particulier sur l’être humain, rempli de foi dans le mystère de cette transcendance. Il a confiance dans le processus d’autoguérison à l’oeuvre de façon omniprésente dans chaque individu, et garde une vision très large et ouverte (personnelle, collective, corporelle spirituelle…), accueillant de manière inconditionnelle tout ce qui peut advenir. Il a foi dans le vivant.

« Si nous savons tenir ouvertes les portes de la spiritualité, ce n’est pas de ses formes traditionnelles dont nous sommes les messagers : c’est de l’irréductible multiplicité des manifestations de l’élan vivant et surtout de leurs possibles alliances. » (Janin, 2011)

Il écoute à partir de différents espaces en lui: mental, corps et coeur. Ainsi son mental ne prend pas toute la place, et ne cherche pas à se saisir de tout ce que son client lui dit sous forme de paroles pour les analyser. Il écoute aussi ce qui émane des expressions corporelles infimes de son client, ses postures, ce qui n’est pas nommé, ses vibrations énergétiques… Le champ thérapeutique (crée à la fois par le client et le thérapeute) devient un espace relationnel très riche: un espace matériel, relationnel et énergétique, de jeux de miroirs et de résonances. C’est un contenant pour la relation thérapeutique: cocréation vivante et vibrante .

Comme le dit Brigitte Chavas: « La présence du thérapeute qui a une ouverture spirituelle engagée contribue à créer une matrice potentiellement annonciatrice d’une double naissance. Naissance psychologique (construction identitaire qui permet de s’engager dans la relation à soi même, aux autres et au monde) et Naissance spirituelle. »


  • Psychiatre: médecin qui a fait une spécialité en psychiatrie, qui soigne avec des médicaments. Sa formation est destinée à traiter les cas graves de psychoses ou névroses qui nécessitent un suivi médical.
  • Psychologue: diplômé de l’université (D.E de psychologue clinicien). Connaît différentes théories et lois de fonctionnement du psychisme. Dialogue, entretiens, évaluations. Peut proposer des psychothérapies.
  • Nota bene: les psychiatres et psychologues n’ont pas d’obligation à avoir travaillé sur eux-mêmes, ni à suivre une supervision.
  • Psychanalyste: spécialiste de la psychanalyse (orientation freudienne, lacanienne, jungienne…)
  • Psychothérapeute: a pour vocation de « soigner par l’esprit » des souffrances tant psychiques que somatiques dans le cadre d’une relation à visée thérapeutique. A compter du 1er juillet 2010, l’usage du titre de psychothérapeute est protégé par la loi. Son usage requiert d’être inscrit au registre national des psychothérapeutes (registre adeli). Cette inscription implique de valider une formation agréée en psychopathologie universitaire après des études universitaires avancées et de répondre à des critères précis.
  • Psychopraticien: ou encore « praticien en psychothérapie ». A suivi une psychothérapie personnelle à la suite de laquelle il s’est formé, dans un ou plusieurs instituts privés, à un des grands courants de la psychothérapie. Ces formations incluent théorie, didactique, clinique et expérimentation personnelle. Il suit les règles d’éthiques de sa profession, dont le fait de faire superviser à vie sa pratique. C’est un nom de métier qui succède à l’ancienne appellation de psychothérapeute avant que celle ci ne devienne un titre réservé. C’est un professionnel de l’accompagnement thérapeutique. Ce titre n’étant pas réglementé, il est préférable de vérifier que le praticien soit membre et titulaire d’un organisme professionnel (FF2P, FF2S…).

 

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